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Érik Bullot, filmographie

les films sont distribués par l'auteur
contact : erikbullot@hotmail.com






LES ENFANTS DE RAYMOND ROUSSEL

1985, 16 mm noir et blanc, 4 min

Deux nièces sont à la recherche de leur oncle. Archives, bandes magnétiques, marionnettes. Chaque tableau est marqué par l’invention d’un oncle imaginaire, tour à tour collectionneur, cleptomane, régisseur, aventurier. En hommage à Raymond Roussel.


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LA CHAMBRE NOIRE

1987, 16 mm noir et blanc, 12 min

Deux petits garçons dans une chambre noire animent des ombres chinoises, soufflent des bulles de savon, récitent des comptines, jouent à colin-maillard. Dans une cour de récréation, des petites filles jonglent, sautent à la corde, dessinent sur une vitre, tournent sur elles-mêmes jusqu’à chuter dans la neige. Ces éléments montés en parallèle produisent un curieux théâtre de l’enfance.


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LA CHINE INTÉRIEURE

1988, 16 mm couleur, 12 min

Deux explorateurs découvrent un territoire nouveau qu’ils mesurent et arpentent. Chaque calcul provoque l’apparition de fantômes qui surgissent comme les tableaux merveilleux d’un rêve. Tourné en Haute Provence, le film joue des paysages aux pins tordus pour inventer une Chine étrange et familière. La Chine intérieure traduit le songe d’un film qui s’invente au fur et à mesure de son équipée, " sur le motif ".


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LE JARDIN CHINOIS

1990, 16 mm couleur, 19 min

Dans un jardin classique, celui de la Villa Médicis à Rome, le jeu consiste à provoquer l’apparition de la Chine par les moyens les plus ténus possibles. Deux oiseaux en bois peint, un éventail, une ombrelle suffisent à introduire le soupçon d’un léger décalage dans un univers d’artifice où le fantôme de la peinture se profile dans le goût du tableau et la pigmentation produite par le gonflage du Super-8. Les Jardiniers de l’Empire céleste sont les fantômes d’une fiction échappés dans un documentaire horticole.


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LE MANTEAU DE MICHEL PACHA

1996, 16 mm couleur, 16 min

À l’un de ses retours de Constantinople, vers 1860, Michel Pacha, directeur des phares de l’Empire ottoman, est frappé par la similitude entre la rade de Toulon et la baie du Bosphore. Cette ressemblance provoque en lui le désir de se fixer à Tamaris et d’y bâtir une réplique de l’Orient intérieur qu’il portait en lui. Le Manteau de Michel Pacha est un film-essai sur l’exotisme. Comment l’exotisme peut-il persister sous le documentaire ? Tel est le motif de ce film tourné à Tamaris, Istanbul et Marseille selon une voie située entre le journal filmé et le film-essai.


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L’ÉBRANLEMENT

1997, 16 mm noir et blanc, 4 min

Des images de feux d’artifice sont montées en parallèle avec des plans d’un duel d’escrime. À l’instant du heurt (la pointe du fleuret touchant le corps de l’adversaire), le feu d’artifice s’éploie comme si le contact s’établissait – explosion, mode épidémique de contamination par piqûres successives. Au toucher du fleuret répond l’embrasement du ciel. " Attaquer peu souvent, toujours par surprise ou par ébranlement " nous enseignent les manuels d’escrime. L’émotion obéit-elle à une impulsion mécanique ?


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SÉCHAGE

1998, 16 mm couleur, 10 min

Séchage documente le trajet à pied de l’artiste catalan, Perejaume, depuis son atelier, situé dans la montagne, jusqu’au musée de peinture de Sant Pol de Mar. Les mains en offrande devant lui, il tient un monticule de peinture de toutes les couleurs fraîchement sortie du tube. Le film est la reconstitution patiente de cette action qui dure le temps du séchage de la peinture. Peintre sur le motif, Perejaume parcourt collines et sentiers, champs et routes. Par ce trajet solennel effectué un jour de fin d’été, il accomplit une offrande énigmatique.


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OMBRES CHINOISES

1998, 16 mm noir et blanc, 9 min

Dans un décor de paravents sur lesquels s’animent des ombres chinoises diverses, un conteur nous explique, dans la langue des signes, le procédé de l’ombromanie, pris lui-même dans le cercle d’une découpe sur laquelle il projette parfois son ombre. Ombres chinoises et langage des signes sont-ils proches ? Telle est la question posée par ce film noir et blanc, méditation silencieuse sur le cinéma des origines.


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LES NOCES CHYMIQUES

1999, 16 mm couleur, 17 min

Les yeux bandés, un petit garçon traverse un champ désolé. Une petite fille rêve auprès d’un oncle mystérieux, passeur et magicien. Le jour de leur mariage, un jeune marié et son épouse s’évanouissent et meurent. Un Roi et une Reine sont allongés dans leurs tombes. Sous la forme d’un conte merveilleux, coloré et allégorique, ce film s’inspire des trois étapes de l’œuvre alchimique.


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L’ATTRACTION UNIVERSELLE

2000, 16 mm couleur, 13 min

Voyage en train, cartes du ciel observées à la loupe, danse sur un fil, toupies, attractions, manèges, globe terrestre, disques, danse, luna park, grande roue nocturne, feux d’artifice, saut à l’élastique composent diverses séquences qui évoquent la physique de Newton et provoquent le tournoiement et le vertige. Des traités d’astronomie, le catalogue des étoiles sont lus dans plusieurs langues – allemand, arabe, castillan, français, italien –, au gré de musiques de variétés (chachacha, musiques folkloriques…). Échappant à la gravitation, défiant la pesanteur, défaisant la marche circulaire des corps dans l’espace, sommes-nous en mesure aujourd’hui d’accomplir une nouvelle révolution ?


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LE CALCUL DU SUJET - Journal filmé 1

2000, 16 mm couleur, 10 min

Un hérisson dans la lumière, les ombres d’une main sur un ventre rond, un bouquet d’œillets, le bain d’un nourrisson, les sauts dans les bras de sa mère, les premiers pas dans l’herbe, les promenades en autobus, les arbres en fleurs, les courses de l’enfant, le retour des saisons, les natures mortes, les sourires et les regard. Ce film est le journal filmé des trois premières années d’un enfant.


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LE SINGE DE LA LUMIÈRE

2002, 16 mm couleur, 23 min

Le son est le singe de la lumière ", écrivit le père jésuite Athanase Kircher. Le son grime-t-il la lumière ? Les lois de l’optique sont-elles transposables dans le monde sonore ? Comment visualiser le son ? Autour des relations du visuel et du sonore, de la voix et de ses représentations, ce film expose et confronte une série d’actions, librement inspirées des leçons de choses ou des traités d’acoustique : chanter, sténographier, écouter, parler, bégayer, imiter la langue des oiseaux, bruiter, jouer de divers instruments (cymbalum, harpe de verre, flûte, clavecin).


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CRYPTOGRAMME

2002, vidéo couleur, 4 min

Des masques d’enfant défilent, associés aux lettres de l’alphabet. Le film est lui-même un cryptogramme où les plans sont des lettres. " Un chiffre est un procédé de chiffrement qui permet de rentre un texte illisible à première vue. Le clair constitue le texte original ; le chiffré, le clair modifié par le chiffrement. "


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OH OH OH ! - Journal filmé 2

2002, 16 mm couleur, 15 min

Le visage d’un enfant dans la lumière, la course dans l’herbe, les colonnes d’un temple romain, les regards et les sourires, le voyage en Italie, les fenêtres d’un train dans la montagne, les variations de la lumière, l’océan Pacifique. Ce film est le second volet d’un journal filmé commencé avec le Calcul du sujet.


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LA BELLE ÉTOILE - Journal filmé 3

2004, 16 mm couleur, 14 min

Le franchissement d’une vague, les dessins en forme de labyrinthe, les jeux d’un enfant avec sa mère, la forêt de bambous, les courses dans l’herbe brûlée, la neige en hiver, les fleurs dans la lumière, les arbres en fleurs au printemps, la promenade sous les arbres, le lever du soleil, les nuages. Ce film est le troisième volet d’un journal filmé qui suit, pas à pas, les saisons d’un enfant.

 

 

 




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