page éditée le 22/04/03
dernière mise à jour : le 10/06/03
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Frédérique Devaux,
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Films en pellicule
Film avec pellicule, 1980 (avec installation) 8 mn 30, son
Imagogie, 1981, 6 mn 30, son
Altergrafies I, II, III, 1981, 30 mn (avec écran hypergraphique)
Un film anti-anti-anti-corporel d'amour, 1981, 9 mn
Kol'R, (co-réal avec Michel Amarger) 1981, super 8, 5 mn
Fil(m)age, (co-réal avec Michel Amarger) 1984, 4 mn, muet
Un Film brûlé, 1984, 7 mn, son
Cinégraphiques, 1987, 10 mn, son
La si da 1991-1992, 11 mn
Post-scriptum, 1992, 4 mn
Ciselures, (co-réal avec Michel Amarger) 1992, 4 mn
Poncinéma, (co-réal avec Michel Amarger) 1993, sonore, 8 mn
La Chienne de Séville, (co-réal avec Michel Amarger) 1994, film excoordiste, 14 mn 47.
Journalités I Journal non filmé, commencé en 1983, "fini" en 1995.
Chromatographie 1995, 16 mm, muet, 3 mn 20, coul.
LECRITURE DE LA COULEUR peut être une désécriture des motifs initiaux sur la pellicule. Ici, les diverses colorations rendent la base aveugle, non pas pour la rehausser mais pour créer une autre couche, dispensée cette fois de toutes formes narratives.
Logomagie, 1997, 16 mm, son, 4 mn 10, coul
Télescopage dimages, arrêt et départ des vues, strates diverses dintervention, décadrages, formats variés (8 mm, super 8 mm, 16 mm ) . Images brouillées, flashs de couleurs et de lumières. Crépitements de visions. Visions et dérisions sur la vie même de lauteur filmée en super 8 et incrustée aux côtés dimages de Zorro ou de vues porno, dans des photogramme 16 mm sans aucun style.
Plus calme, le son tel une autre couche de mémoire, égrène des chansonnettes connues de tous. Quelques choses se jouent ainsi dans le contraste contrapuntique image et son.
Jeux dillusions : les plans travaillés à la tireuse sont relus par des manipulations plastiques et techniques, qui les relient aux signes optiques.
M.Amarger
" Les chansons sifflées de Logomagie de Frédérique Devaux (1997) sont ( ) au principe dun cinéma de la réminiscence, fait dimages anonymes et de films de familles recollés sur de la pellicule, et qui retrouvent ainsi leur vitalité " Xavier Baert, Cahiers du cinéma, avril 2000
" Logomagie est une étude sur le défilement ( ) Les pellicules superposées jouent le rôle de caches entre elles, proposant une analyse réflexive du film. ( ) espaces opaques et transparents délimitent des aspects de limage quils recouvrent, sélectionnant ainsi des motifs, des textures et des mouvements " Vincent Deville et Pip Chodorov, un Dissolutions, Re :voir Vidéo
Signes Song, 1998, 16 mm, son 10 mn, coul. Col. technique : Pip Chodorov, N. Rey. Montage son : M. Amarger
Collaboration technique : Pip Chodorov, Nicolas Rey. Montage son : Michel Amarger
Il sagit dune chanson de signes en trois parties avec refrain et couplets. Superfluité ou éparpillement des signes confrontés par juxtaposition ou incrustation, en 16 mm et super 8 mm, superpositions de positifs et négatifs, avec de légers décalages (en échos), bandes en noir et blanc ou en couleurs. Signes issus de la rue, de magazines ou duvres plastiques, mais tous filmés par lartiste Ces diverses voix visuelles constituent une polyphonie, le chant du monde et de lart avec ses cadences et ses pulsations de vie, une chanson de signes à travers écho, réverbération, point dorgue, leitmotiv dimages
Alors quil y a à voir pléthore de signes, le son égrène la sonnerie lancinante, répétitive dun téléphone que personne ne décroche. Ainsi à la surabondance déléments de communication dans les vues, répond dans le son, labsence totale de communication à travers un symbole contemporain de relation entre les humains : lappareil téléphonique.
" Frédérique Devaux donne avec Signes Song (1998), la deuxième grande uvre close de sa carrière, un autre chef-duvre. Lauteur a utilisé une partition très rigoureuse pour classer, fondre, superposer les signes quelle a créés jusque-là : mélange de positif/négatif, noir et blanc et couleur, lettrines et surfaces peintes lensemble concourant à produire une vaste fresque abstraite dune richesse formelle inouïe " Raphaël Bassan, Bref, été 2000
" ( ) la forme rectangulaire des photogrammes ( ) dans Signes Song de Frédérique Devaux, révèle labstraction géométrique du support, abstraction préalable à toute création rythmique et chromatique " Xavier Baert, Les Cahiers du cinéma, avril 2000
Bri(n)s dimages 1998-1999, 16 mm, coul, 5 mn simple ou double écran, son. Collaboration technique : N. Rey. Montage son : M. Amarger
Sil sagit de bris dimages, cela signifie quil y a eu cassure, déstructuration de morceaux souvent minuscules -puis de plus en plus importants et denses, car nombreux, dans les vues. Si on parle de brins dimage, le mot suppose quon puisse cueillir à lenvie ces particules photographiques comme le fait justement la truca dont le rôle est dindexer donc quelque part de préserver, ces presque microscopiques moments de (re) voir. Un travail artisanal (photogramme par photogramme) sur le vitrail cinématographique, la mise en demeure de limage à travers ses fragments. Le montage a été fait en grande partie dans la tireuse optique selon une partition précise.
Les sons du double écran sont alternés alors que les images défilent envers-endroit/endroit-envers dun écran à lautre Il sagit de faire rappel du travail de limage par des bri(n)s de sons. Amériques de Varèse a ainsi été détournée, retravaillée au mixage. Cest un clin dil à lun des found footages dorigine de ce film (entièrement réalisé à partir de pellicules détournées puis diversement rehaussées) sur lequel est imprimée limage dune banlieue triste, grise et vouée au labeur qui, à la différence de lAmérique, ne fait pas rêver
" Bri(n)s dimages (1998-1999) est composé en forme de mosaïque ( ) plastique). Jouant sur les effets de transparence de la pellicule et des encres de couleurs utilisées, il se présente davantage comme un film-vitrail. Ce travail de composition plastique est accompagné dune musique elle-même constituée de fragments provenant dAmériques de Varèse ( ) Pour ce film, le support est doublement structurant : dune part lossature de la pellicule définit des cadres et des caches (photogammes, entre-images, perforations) et dautre part, les motifs enregistrées (des architectures urbaines aux lignes géométriques) reproduisent la structure grillagée de la pellicule ( ) Limage prend subitement lallure de vestige et de ruine, alors quelle tombe littéralement en morceaux le long de la pellicule renvoyée à la stricte vertivcalité de son défilement.( ) A travers ce vitrail en mouvement, la cinéaste expérimente les combinatoires et cherche un ailleurs architectural ( ) A lorigine, le film est conçu pour être projeté en double-écran " Vincent Deville et Pip Chodorov in Dissolutions, Re :Voir Editions
Fils dimages, 1999, 16 mm, 1 mn 19, coul
Je crée régulièrement des divertissements cest-à-dire des souffles dans ma trajectoire. Fils dimages est lun dentre eux. Il sagit bien de fils dimages, des fils plus ou moins épais qui traversent un visage anonyme,. Mais également ces fils peuvent exister en soi (je voudrais tant me rapprocher dune manière de Mondrianisme cinématographique). Il sagit aussi dun travail sur le rythme, la répétition, le fragment qui suggère une totalité.
Comme dans tous mes films depuis 1980, la problématique centrale est leffacement par une surcharge plus ou moins importante ou comme ici par instants, par une sorte dévidement, immédiat ou progressif, total ou partiel.
Selection nationale, Festival de Clermont-Ferrand, Février 2000.
" Fils dimages de Frédérique Devaux qui à force de découpes et de recollages réalise un " Mondrian " cinématographique " Marc Mercier, Bref, n° 53, Eté 2002
" Dans Fils dimages (1999), lécran est traité " à la Mondrian "( ) donc avant tout comme des lignes perpendiculaires et parallèles. Il sagit en effet de plusieurs images entrecroisées, effilochées ; comme pour un ouvrage de couture, lorsquon tire sur le fil, dautres viennent avec. Quant à savoir sil sagit de la destruction ou de la construction dune image, la question reste posée : soit les parties évidées laissent aussitôt place à une nouvelle parcelle dimage (cest la postulat dun écran qui ne laisse pas facilement vider, comme dans un autre film de Frédérique Devaux, Post-Scriptum (1992) ( ) ; soit on se situe dans une (re)composition (à la manière dun puzzle délirant où soudain le jeu et la fantaisie lemportent, la cinéaste tente des juxtapositions invraisemblables, et, plutôt que de retrouver limage " vraie ", cest comme si elle cherchait à forcer les encastrements, bien consciente que les fragments ne " collent pas " les uns aux autres ) Vincent Deville et Pip Chodorov, in Dissolution/Six Solutions, Re :Voir Vidéo Editions, 2001
Entrecroisées, 1999, 16 mm, coul, 4 mn 30
Après les bri(n)s et les fils dimages , viennent ces fragments, de formes variées, plutôt à dominante circulaire, évasés ou pleins , avec des inclusions diverses, et des filages reconduisant à un rythme originel plus abstrait. Le montage a été fait directement dans la tireuse optique. Les vues que je me suis appropriées sont une fois de plus des found footages choisis en fonction de mes convictions : il y a ainsi une certaine dérision à tisser et à entrecroiser ces visages dhommes anonymes et graves avec ces communiants juvéniles et béats dont la naîveté néchappe à personne. Jespère, aini que je lai souhaité, que chaque image est en soi un tableau sur lequel il nest pas incongru de sarrêter quelques quarts de secondes.
Ce film fait partie des collections du centre Georges Pompidou, Paris
Entrecroisées (Intertwinnings), 1999, 16mm, color, 430"
Un film brûlé 2, 1999, 3 mn
Ellipses, 1999, 522 mn
Dun film à lautre, il est vrai que jutilise souvent les mêmes images, pour faire rappel, créer un univers, donner à voir que mon travail constitue fondamentalement une seule uvre. Je peux aussi comme ici, approfondir une procédure employée bien plus tôt, en loccurrence dans Un film brûlé (1984). Javais déchiré et décalé les images les unes par rapport aux autres (créant ainsi une longue fissure) que je navais alors pas pu faire tirer, le film se limitant depuis à une bande son. Ici, il sagit de créer de toutes les manières possibles des trous et des ellipses dimages puis de recoudre sur un mode esthétique, ces vues entre elles, dans une joyeuse apocalypse de fin de siècle, de positifs, négatifs, 16mm, super 8 mm, 8 mm, noir et blanc, couleurs, rehaussées, déteints, mais tous found footage
Clins de vue, 2000, 4mn 15, son
Du 35 mm réincrustés dans un format 16 mm, à partir de tous les genres : documentaires, fiction, science-fiction et des incrustations et superpositions diverses de matières.
(W)hole T®ous - 2000, 3mn 45
Un heureux hasard veut que (w)hole et T(r)ous aient en anglais et en français le même double sens, ce qui a constitué lidée originale du film. Cest un jeu de surimpressions et incrustations de 35 dans du 16 mm avec pour fond sonore et en pointillé La Pluie de Russolo
Fil(m) - 2001, 2 mn 15, muet
Fil(m) est un peu le prolongement de clins de vue, en ce sens quil sagit dincruster du 35 mm sur du 16 mm. Mais il sagit également de créer des " split screen " avec des images découpées de tous formats et réincrustées dans la pellicule
K
K est une chronique et une biographie expérimentale. Des moments effacés, des instants dépecés, des visages rescapés au milieu dautres images, des vies éparpillées par-deçà les frontières, ce quil subsiste de la mémoire et de loubli. Chaque partie de K est axée autour dune problématique : lenfance, les manifestations en Kabylie, les femmes A la brisure dune famille font écho les morceaux épars dune Kabylie déchirée par les années de lutte et les mille éclats de la vie des femmes kabyles.K (1ère partie) 2001, 3, 16 mm
K (2ème partie), 2002, 3, 16mm
K (3ème partie, Les Femmes) 2003, 3', 16 mm,
> Grand Prix ex aequo au festival Côté Court 2004
K (Désert), 2004, 4', 16 mm
> interroge la fragmentation d'une culture à travers les peuples du désert algérien.
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Films-interventions avec ou sans pellicule
Présence(s), film imaginaire, 1980, durée indéterminée
ETC film hypergraphique à multi-secteurs (co-réal M.L.), 1981, durée indéterminée
Cinéphyl, film-photo infinitésimal, 1982, durée indéterminée
Film odorant, 1982
Film damour, 1982, film imaginaire. La version de 1986 sintitule Une histoire damour
Entracte, 1986. Film imaginaire
Les dompteurs de film, 1986, film appelant à la participation du public
Strates, 1988
Film à méca-esthétique généralisée, infinitésimal et destructif, 1990
Film effacé, 5.04.1999
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Documentaires
Lettrisme, lettristes, 1988, documentaire, 44 mn (co-réal : MA)
Rencontres avec le lettrisme, 1989, documentaire, 38 mn (co-réal : MA)
Parcours lettriste, 45ème biennale de Venise, 14 mn, 1993 (co-réal : MA)
1993, le Soulèvement de la jeunesse 10 mn VHS, 1993
Entre deux rives, documentaire sur lémigration kabyle, 75 mn, 2003
Cinexpérimentaux (série de portraits de cinéastes), commencée en 2000, co-réalisation M. Amarger
Frédérique Devaux, avril 2003
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