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page éditée le 16/07/03
dernière mise à jour : le 16/07/03
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Shabondama Elegy (1999)
de Ian Kerkhof
par Ben Morris
Note : Ce texte est initalement paru en anglais sur http://www.IMDb.com.
Cest dur à regarder mais ce film est pourtant un chef doeuvre.
Jai visionné « Shabondama Elegy » seulement en vidéo donc je ne sais pas comment il marche en grand écran. Ce film de Ian Kerkhof est quelque chose dunique, un mélange de sexe et de fuite par les yakuzas rempli par des couleurs étranges, des scènes très bien montées et des prises de vues originales, comme dans toutes les créations précédentes du même auteur. Lhistoire est dure à suivre. Je lai suivie 5 fois mais je ne suis pas sûr que jai tout compris. Le début est facile. Le protagoniste (Tom Hoffmann) est arrêté par la police de Tokyo, probablement à cause de la drogue. Il arrive à séchapper. Il drague une fille (Mai Hoshino) dans une boîte de nuit et il se cache après chez elle puisque la police et les yakuzas sont derrière lui. A partir de ce moment-là le film devient compliqué. Ian Kerkhof fait le meilleur effort afin de déstructurer lhistoire et rendre les images bizarres. A la fin Jack, le héros, sera abattu par balles, anticipation dune scène des 10 premières minutes. La fin nous est révélée dès le début. Parfois Keiko ( la fille ) nous parle de son histoire comme si elle était en flashback. Le film se termine avec la scène première. Cest comme si David Lynch avait tourné avec une caméra vidéo à Tokyo et sous lemprise des narcotiques. Le film est libre de toute convention ou clichés, on dirait de lart vidéo abstrait. Il est hors catégorisation et cela serait la volonté de Kerkhof. Il arrive à son but à 100%. Malgré les problèmes techniques du son et labsurdité des dialogues, le travail des prises de vues arrive à exprimer avec force lhistoire. Jai aimé surtout lambition de lauteur à créer quelque chose de nouveau. Cest ainsi quil faut voir le film. Je vous conseille de le passer encore et encore et vous trouverez chaque fois des nouveaux détails intéressants.
Ben Morris.
Traduction Dionysos Andronis, juillet 2003.
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